Café des Sciences -Flore et faune dans les rites de passage
Date de l'événement : le jeudi 26 mars 2026
Horaires : 18h00
Lieu : Café de la Gare
Organisateur : La Canopée des Sciences
Intervenants : avec Marc Alexandre Tareau et Sébastien Chapellon
Grandir avec le vivant: Flore et faune dans les rites dans le passage

Une rencontre qui propose d’explorer la manière dont le vivant accompagne les rites de passage vers l’âge adulte, à travers les relations entre humains, plantes, animaux et savoirs culturels.
Ce sujet s’appuie sur l’ouvrage Grandir avec le vivant, qui interroge la place du vivant dans différentes sociétés et questionne la transformation voire la perte de ce lien dans les contextes contemporains.
Le vivant comme guide symbolique et initiatique
Dans de nombreuses sociétés d’Amazonie, d’Afrique centrale ou du Pacifique, plantes et animaux jouent un rôle majeur dans les rites de puberté sociale : objets rituels, symboles de purification, pratiques de soin et supports de transmission culturelle.
Les rites de passage vers l’âge adulte ont pour particularité d’arracher le sujet au monde de l’enfance ; ils contribuent également à renforcer la spécificité des genres. Les auteurs mettent notamment en lumière la manière dont l’identité de la femme Businenge se construit à travers le rite du Gi pangi, mais aussi dans sa préparation.
Le devenir adulte des femmes Businenge est étroitement lié à la connaissance des plantes et à l’apprentissage de techniques de préparation de bains ritualisés, révélant la richesse médicinale, cosmétique et symbolique de ces pratiques.
L’étude d’autres rites montre également que
les jeunes filles et les jeunes garçons sont préparés dès l’enfance à la cérémonie, qui nourrit l’imaginaire collectif des sociétés où ces traditions demeurent. Bien avant sa réalisation, les enfants apprennent qu’ils devront acquérir savoirs, attitudes et parfois affronter des épreuves pour accéder au statut d’adulte.
Grandir dans un monde en mutation : repenser le lien au vivant
Dans un contexte marqué par la dégradation de la biodiversité et le dérèglement climatique, la question du rapport au vivant devient centrale. L’ouvrage met en dialogue des sociétés où ce lien reste structurant et d’autres où il s’est distendu, notamment dans les environnements urbains, industrialisés et connectés.
À travers ces regards croisés, il ouvre une réflexion sur l’éducation, la transmission culturelle et les façons de réapprendre à vivre avec le vivant.
Regards croisés des intervenants
La rencontre s’appuiera sur l’expertise de deux contributeurs de l’ouvrage :
- Marc-Alexandre Tareau, docteur en ethnobotanique et chercheur en anthropologie de la santé au CHU de Guyane.
- Sébastien Chapellon, psychologue clinicien et maître de conférences à l’Université de Guyane, dont les travaux portent sur l’adolescence et les processus de construction identitaire.



















